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PLUS D’UN SIÈCLE D’HISTOIRE DE LA BIÈRE

Bien que la date exacte de fondation ne soit pas connue, nous pouvons trouver dans les archives que la Brasserie Saint Joseph a vu le jour avec la participation de la famille Vissers.

Nous savons de Thomas Vissers, décédé en 1807, qu’il était originaire de la région de Den Bosch et que son épouse était la descendante d’un Lord Anglais. De plus, il est acquis que son fils Johannes, qui fut durant longtemps bourgmestre d’Opitter, habitait une grande maison de maître avec une brasserie et des remises sur la place du village d’Opitter. Plus tard, sa fille, qui se maria à Joseph Cornelissen, s’établit également en ces lieux. Et c’est depuis cette période que le nom de Cornelissen est resté indissociablement lié à la brasserie.

Les trois fils nés de cet union suivirent chacun leur propre voie. Joseph ouvre une fabrique de limonade, Leo prend à son compte l’atelier de mise en bouteilles et Jaak brasse la bière. Dans les années 1934 – 1935 Jaak construit une nouvelle brasserie dans laquelle la Pax Pils est née en 1937. À côté de cette bière, vendue en bouteilles et en fûts, l’épaisse Ops-Ale est également brassée et cette dernière est exclusivement vendue en bouteilles. A la fin des années 40, Jaak prend en main à la fois la fabrique de limonade que l’atelier de mise en bouteilles. Ses fils Jean et Leo reprennent l’affaire et les premières démarches d’exportation sont entreprises. En 1972, Jef Cornelissen apparaît à l’écran. Avec lui, un vent nouveau souffle sur la brasserie et, en 1980, il prend intégralement à sa charge la brasserie après la mort soudaine de son père.



1980... UN NOUVEAU DÉPART

Comme nous l’avons déjà mentionné au cours du bref aperçu historique, Jef Cornelissen, l’actuel gérant reprend en 1980 la direction de la Brasserie SAINT JOSEPH. Tout comme son grand-père Jaak, il est “atteint” du véritable syndrome du brasseur.

Il est pleinement conscient du fait que ne pas se développer c’est faire marche arrière. Il est donc nécessaire d’investir dans des machines, des techniques et des bâtiments modernes sans toucher toutefois à la bonne vieille tradition de brassage. En premier lieu, une nouvelle ligne de remplissage de bouteilles est achetée. Une fois que cette dernière est parfaitement opérationnelle, un nouvel espace complet de fermentation suit en 2 phases. Pas moins de 9 cuves cylindro-coniques ayant chacune une contenance de 50.000 litres sont redressées. En même temps que la fermentation, une nouvelle remise est également construite.

Des bouteilles en passant par la fermentation jusqu’aux fûts. Même l'ancienne ligne de fûts est remplacée par une nouvelle ligne complètement automatisée. En 1995, c'est au tour de la garde. 25 nouvelles cuves de garde sont installées dans un bâtiment flambant neuf entièrement climatisé. Et avec l’espace de garde, la section de filtrage est aussi rénovée et joliment hébergée.

En plus de la rénovation de base de l'équipement et des machines, l'environnement occupe une place importante dans le plan d'investissement. Ainsi, le flux des eaux usées est entièrement séparé. Les eaux usées industrielles, l'eau de pluie et les eaux usées ménagères sont évacuées par des canaux distincts. Par la suite, un écran vert a été installé et tout est mis en œuvre afin d'éviter des nuisances sonores et olfactives. La brasserie accorde en effet un certain intérêt, en tant qu’usine artisanale et industrielle, à être domiciliée dans une zone d'habitation. Un ensemble harmonieux doit pouvoir être formé avec les habitants. Selon la bonne vieille tradition, une brasserie est située “en plein village”.

 
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